Que faire face à ce manque de confiance ? En être conscient, en tant que parent, c'est déjà pas mal. Je cite le professeur québécois François Guité ; "J’obtiens du succès, il me semble, en saupoudrant généreusement le renforcement positif (charabia pédagogique pour désigner les encouragements, un sourire, etc.) auprès des filles et en mettant les garçons au défi de faire mieux. Par ailleurs, je trouve que l’évaluation critériée, en définissant clairement la hauteur de la barre à franchir plutôt que de surenchérir la compétition, a beaucoup fait pour alléger le fardeau des premières et éperonner les seconds". En langage simple, cela signifie qu'il est bénéfique d'éviter la compétition, qu'elle soit une compétition entre individus (un frère ou une soeur, par exemple) ou une compétition contre soi-même à travers une performance qu'il faudrait sans cesse améliorer -encore que le défi soit apprécié des garçons. C'est aux parents ou aux enseignants de fixer des objectifs et les critères de leur réalisation : le bien être des enfants à tout à y gagner.
"Les filles sous-estiment leurs habiletés, tandis que les garçons surestiment les leurs". C'est la conclusion d'une étude menée auprès de 140 étudiants en médecine à l'université d'Indianapolis aux USA. "A performances égales, les étudiantes se sont montrées nettement moins sures d'elles-mêmes, montrant de l'anxiété, particulièrement sur les sujets concernant directement leurs compétences". De nombreuses études ont été menées sur le sujet. Elles ont montré que ce manque de confiance est particulièrement sensible à l'adolescence, une période critique pour le développement de l'estime de soi chez les jeunes filles. Ce sentiment ne semble pas inné, car il s'observe chez les jeunes filles à partir de l'âge de 6 ans (Cela veut dire que nous, parents, y sommes certainement pour quelque chose !). Il est particulièrement patent dans le domaine du sport. Dès cet âge, à capacité égale, les filles autant que les garçons croient que les garçons sont plus forts que les filles. Elles se sous-estiment : il en résulte qu'au fil des ans, leurs compétences sportives deviennent réellement inférieures à celles des garçons.
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